Poème 'Le bonheur absolu' de charlentoine

Le bonheur absolu

charlentoine

J’ai rêvé des maisons, assemblées comme un jeu,
Autour de cris d’enfants et de rires sonores ;
Il y avait aussi, sous un soleil de feu,
Des chaises, balayées par de frais sycomores,
Où des anciens repus venaient causer un peu.

J’ai rêvé des amis, à portée de la voix ;
Tous issus de mon cœur et formant colonie,
Qui disaient de leur vie les souvenirs grivois,
Dans les soupers fameux de mon Apollonie ;
Puis nous disions des vers et nos peines parfois.

J’ai rêvé des amours, nouvelles chaque jour,
Fécondes cependant et toujours enflammées,
De toutes les couleurs et de tous les velours,
Qui savaient dissiper, de ma bouche affamée,
Les ombres des années qui rôdaient alentour.

J’ai rêvé des étés qui ne finissaient plus,
Des maisons sans absent, des passions sans séquelle,
Des amitiés scellées dans le temps révolu,
Et d’un souffle puissant qui donnait à mes ailes,
L’irrésistible élan d’un bonheur absolu.

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Commentaires

  1. C'est très beau et c'est un thème que j'ai écrit maintes fois (ici JEUNESSE) :
    "Puis nous disions des vers et nos peines parfois."
    ...
    "J’ai rêvé des étés qui ne finissaient plus,
    Des maisons sans absent, des passions sans séquelle,
    Des amitiés scellées dans le temps révolu,
    Et d’un souffle puissant qui donnait à mes ailes,
    L’irrésistible élan d’un bonheur absolu."
    ...
    Merci

  2. Merci à toi. C'est un rêve de plénitude, un de ces rêves qui nous projette hors sol et nous laisse au matin un peu groggy mais tellement bien !

    "Je rêve de revoir, étoiles minuscules,
    Les illuminations aux chandelles qui fuient
    Et de goûter encore aux caresses, aux fruits
    Dont les extraits troublants se dégagent et circulent."

    C'est bien la même veine ! Très beau poème.

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