Poème 'Un enfant' de charlentoine

Un enfant

charlentoine

Bien sûr, on vous dira que notre vie est faite ;
Qu’on profite des jours ; qu’il y a un temps pour tout ;
Et qu’avoir un enfant ce n’est plus fait pour nous ;
C’est vrai, on ne ment pas : il n’empêche, on regrette.

Lorsque l’Amour revient, sur le tard et si grand,
Que l’on sait désormais comment il se déguste,
Il arrive un moment, toujours, où il est juste
De questionner le ciel un peu, en l’entrouvrant.

Aurait-il son regard, sa peau, sa chevelure ?
Ses baisers seraient-ils aussi une brûlure ?

Et nous faisons l’amour, sans en perdre un instant,
Comme s’il s’agissait d’inventer la tendresse ;
Puis, je pose ma main sur son ventre longtemps,
Et laisse ma pensée glisser à cette adresse.

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Commentaires

  1. Touchant ...
    Merci

  2. Merci FAB
    Je suis...touché !

  3. "Quand tu auras fini de faire le poète, tu pourras venir m'aider à éplucher les patates ?" (Maman, été 1965). Depuis lors, je n'ai jamais vraiment cessé d'éplucher des patates ; j'avoue en avoir un peu marre...

    J'adore, ça doit en faire des kilos de patates!!!! Voilà une discipline toute militaire, je préfère comme toi, la poésie, plus noble discipline...Quoi que éplucher des patates n'empêche pas l'esprit s'évader dans des rimes...

    Nourriture du corps, celle de l'esprit les deux ne sont pas en désaccord....La poésie est partout et l'inspiration naît n'importe où....

  4. Je me doutais bien un peu que Parmentier était un poète ; après le commentaire de Guillaume : j'en suis sûr !
    Merci en tout cas. Sympa.

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