Poème 'Orage' de Armand SILVESTRE dans 'Le Pays Des Roses'

Orage

Armand SILVESTRE
Recueil : "Le Pays Des Roses"

Comme un cavalier noir sur sa route de feu,
De la croupe des monts soulevant des buées,
L’orage à l’horizon fouettant le ciel bleu,
Éperonne d’éclairs la fuite des nuées.

Il galope, sinistre, écrasant sou chemin,
Dans l’air épouvanté roulant un bruit d’armure
Et, secouant la Mort aux ombres de sa main,
Des souffles de la Nuit déchaîne le murmure.

Tel je le vois passer, le cavalier de fer,
Au seul vent de ses pas découronnant les cimes,
Tel un amour cruel et venu de l’enfer,
Un jour traîna mon coeur vers d’éternels abimes !

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Commentaires

  1. Chiroptères furtifs
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    Les chauves-souris d'or ont un regard de feu ;
    Rien que les rencontrer, ça donne des suées,
    Je ne les vois jamais passer dans le ciel bleu,
    Ni refléter, le jour, la clarté des nuées.

    Elles semblent vouloir écraser mon chemin ;
    Je suis épouvanté, je voudrais une armure
    Je voudrais qu'on me mette un sabre dans les mains,
    À peine si je peux le dire en un murmure.

    Je voudrais devenir un cavalier de fer
    Dont plane le cheval, bien au-dessus des cimes,
    Et ne plus avoir peur de ces oiseaux d'enfer :
    Elle va m'étouffer, la crainte où je m'abîme !

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