Poème 'Portrait intérieur' de Rainer Maria RILKE dans 'Vergers'

Portrait intérieur

Rainer Maria RILKE
Recueil : "Vergers"

Ce ne sont pas des souvenirs
qui, en moi, t’entretiennent ;
tu n’es pas non plus mienne
par la force d’un beau désir.

Ce qui te rend présente,
c’est le détour ardent
qu’une tendresse lente
décrit dans mon propre sang.

Je suis sans besoin
de te voir apparaître ;
il m’a suffi de naître
pour te perdre un peu moins.

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Commentaires

  1. Inspiratrices
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    En rêve ou en souvenir
    Quelques muses s'entretiennent
    De leurs chansons, et des miennes,
    Reflets de lointains désirs.

    Si étrangement présentes,
    Avec quel visage ardent !
    J'entends leur parole lente
    Et je sens tiédir mon sang.

    Ai-je donc vraiment besoin
    De les voir ainsi paraître ?
    L'amour mort ne peut renaître,
    Il s'exprime, néanmoins.

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