Poème 'Sonnet : Aux vitraux diaprés…' de Théophile GAUTIER dans 'Premières poésies'

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Sonnet : Aux vitraux diaprés…

Théophile GAUTIER
Recueil : "Premières poésies"

Aux seuls ressouvenirs
Nos rapides pensers volent dans les étoiles.
THÉOPHILE.

Aux vitraux diaprés des sombres basiliques,
Les flammes du couchant s’éteignent tour à tour ;
D’un âge qui n’est plus précieuses reliques,
Leurs dômes dans l’azur tracent un noir contour ;

Et la lune paraît, de ses rayons obliques
Argentant à demi l’aiguille de la tour
Et les derniers rameaux des pins mélancoliques
Dont l’ombre se balance et s’étend alentour.

Alors les vibrements de la cloche qui tinte
D’un monde aérien semblent la voix éteinte
Qui, par le vent portée, en ce monde parvient ;

Et le poète, assis près des flots, sur la grève,
Écoute ces accents fugitifs comme un rêve,
Lève les yeux au ciel et, triste, se souvient.

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Commentaires

  1. Fleur de Saint Denis
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    Cette fleur a poussé près de la basilique
    Au jardin de l’évêque au pied des nobles tours ;
    Monseigneur l’aime plus que les saintes reliques,
    Il ne se lasse point d’admirer ses atours.

    Quelques enfants de choeur à l’arroser s’appliquent,
    Les nonnes du couvent lui parlent tour à tour ;
    L’herbe de Saint Denis n’est pas mélancolique,
    D’autres charmantes fleurs se montrent alentour.

    Elle s’endort au son de la cloche qui tinte
    En contemplant au ciel la lune presque éteinte ;
    Une bénédiction d’une étoile parvient.

    Je sais que d’une fleur l’existence est fort brève,
    Mais elle dure assez pour nourrir un beau rêve :
    Un qui comble le coeur, un dont on se souvient.

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