Poème 'Trop grand d’émoi' de PhulanKile

Trop grand d’émoi

PhulanKile

Autodafé de merde, oublie
passe outre comme celui qui s’enfuit
qui n’ose regarder son huis
de la porte de son cerveau détruit
les lambeaux de sa sinistre poésie

Où est donc sa matrone
Où est donc sa patronne
qui fait subir, qui élargit
la paresse humaine que je vis

La poésie c’est fini et pourtant je ne peux
m’en passer. L’autodafé d’hier n’a pas
suffit. Encore trop d’idées qui me
luisent et me vivent.

Les êtres alentours meurent incarcérés
dans leurs tours
d’ivoire et dorment. Et restent sourds
aux cris de leurs vies qui paressent
encore, oublieux dans l’ennui, qui
meut leurs quotidiens d’or.

C’est si facile de continuer à vivre,
se contenter de son pain qui rend
ivre, de la liberté qu’on nous
annonce Progrès -alors qu’il pleut
sur nos vies aux si horribles effets-
désabusés, certains finissent par se séparer.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS