Poème 'Vayamos' de ATOS

Vayamos

ATOS

Le jour s’élevait.

Des roses en pavane dévalaient les arcades.
Le ciel sur l’ombrelle des treilles pressait le soleil
contre les grilles des fenêtres.
Le bassin d’une fontaine froissait le bleu de son eau.

L’épure des dentelles donnait au visage des femmes
le masque pur des reines de cendre.
Un chiffon rouge claquait en alarme
aux tympans sourds des chapelles .

Le fil d’une lame transperçait, de par la ville, nos âmes.
Les murs brûlants plaquaient nos ombres
contre les marches longues et fuyantes.

Un bracelet d’or tintait entre nos mains
et enflammait notre choeur de son flambeau.

Nous venions en marche
improbables et nombreux
défendre ce qu’ils osaient nous prendre.

Se donner à vivre
au delà de tout
et ne jamais se rendre

Le dernier jour commençait
et nous étions debout.

En hommage au Peuple tunisien.

Vayamos : allons

Extrait du recueil « Ynys Avallach »,
Les éditions du Littéraire – La bibliothèque de Babel
juin 2014 – ISBN-13 : 978-2919318223

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