Poème 'Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines' de André CHÉNIER dans 'Poésies Antiques'

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Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines

André CHÉNIER
Recueil : "Poésies Antiques"

Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines
Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines,
Assise au fond d’un antre aux nymphes consacré,
D’acanthe et d’aubépine et de lierre entouré.
L’Amour, qui l’écoutait caché dans le feuillage,
Sortit, la salua Sirène du bocage.
Ses blonds cheveux flottants par lui furent pressés
D’hyacinthe et de myrte en couronne tressés :
 » Car ta voix, lui dit-il, est douce à mon oreille,
 » Autant que le cytise à la mielleuse abeille. « 

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André CHÉNIER

Portait de André CHÉNIER

André Marie de Chénier, dit André Chénier, né le 30 octobre 1762 à Constantinople et mort guillotiné le 25 juillet 1794 à Paris, est un poète français. Il était le fils de Louis de Chénier. Né à Galata (Constantinople) d’une mère grecque (Elisabeth Lomaca) et d’un père français, Chénier passe quelques années à... [Lire la suite]

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