Poème '04 – Verger' de Rainer Maria RILKE dans 'Vergers'

04 – Verger

Rainer Maria RILKE
Recueil : "Vergers"

De leur grâce, que font-ils,
tous ces dieux hors d’usage,
qu’un passé rustique engage
à être sages et puérils ?

Comme voilés par le bruit
des insectes qui butinent,
ils arrondissent les fruits ;
(occupation divine).

Car aucun jamais ne s’efface,
tant soit-il abandonné ;
ceux qui parfois nous menacent
sont des dieux inoccupés.

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Commentaires

  1. Fantômes des dieux
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    Les dieux deviennent subtils
    Quand on oublie leur image ;
    Plus ténus que des nuages
    Poussés par le vent d'avril.

    Comme le bouc dans son puits,
    Dans les creux, ils se confinent,
    Et d'un très doux éclat luit
    Leur faible gloire divine.

    À peine on trouve leurs traces
    Aux sentiers abandonnés ;
    Ou bien, quelques fleurs fugaces
    Dont ils se sont couronnés.

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