Poème '23h04m32s et des poussières ? On s’en fout !' de ATOS

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23h04m32s et des poussières ? On s’en fout !

ATOS

La vie ruisselle – traîne caniveau
Jeune en demoiselle – la vie ne fait pas de cadeau
Les étés s’entretiennent pelle même
Brûlent les fagots
il faut s’en retenir de nul part en rire.
La vie tire les rideaux – tu te fais aimable chienne
L’eau est à ma bouche
et dans mon poing gît le terreau
La vie vient de te dire deux balles dans la peau.
Pas chère ma biche – cours la plaine – St Denis est en haleine
La vie a froid dans le dos
Gueule mitaine en croque jabot
Je suis pleine et plainte
Je suis un rond dans l’eau
Tu seras ma luciole ma pépite des caniveaux
Tu seras mieux que personne alors je perds ton ombre
Dans les volutes d’une cité qui pleure l’ horizon
Ma force ne retiendra pas le matin – les mots nourrissent les moineaux
Baal a mangé le corbeau.
Il fait vide à travers les bancs du parc blanc.
Il fait mensonge
C’est trop tôt pour la saison
La vie arrête les tempêtes
Trop tard
Passe le dernier radeau
Il fait chaud à l’écart du silence
… Baal me manque
Le temps passe – sur la pointe d’un mot
J’appuie sur la détente.
La vie ruisselle.
Moi j’aimais bien le corbeau.

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