Poème 'Aucun autre' de ATOS

Aucun autre

ATOS

Cent autres viendront sans doute après toi.
Plus arrogants, moins importants,
Légers, interminables.
Mais aucun n’aura toute cette force
Aucun ne laissera, comme toi
En moi, tout de toi.

Cinq cents encore tenteront de t’effacer de moi.
Je les devine féroces, et importuns,
Périssables et disgracieux.
Mais aucun n’aura ta couleur et ton odeur.
Aucun ne saura me rendre le bruit de ces pas.

Ils pourront être des milliers,
En petits tas d’histoires,
En légions de saisons,
Réunis en siècle de ténèbres,
Attablés en semaines de dentelles,
Je sais déjà que je ne les compterai pas,
Parce qu’ils ne deviendront qu’un amas de poussière.

Je les désire pourtant très nombreux,
Crois moi,
Pour que je puisse te garder en moi.
Mais aucun ne me redonnera ce regard,
Ce mouvement, ce sourire et cette incroyable faim.

Te voilà donc devenu au coin de cette rue
le Graal d’un être éperdu…
Toi, que je que je cache dans un jardin défendu
Toi,
le Jour,
Le jour où je l’ai reconnue.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2024 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS