Poème 'Ce coeur plaintif, ce coeur d’automne' de Charles GUÉRIN dans 'Le coeur solitaire'

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Ce coeur plaintif, ce coeur d’automne

Charles GUÉRIN
Recueil : "Le coeur solitaire"

Ce coeur plaintif, ce coeur d’automne,
Qui veut l’aimer ?
Ma belle enfant, on vous le donne
Pour un baiser.

Amusez-vous, car je vous vois
Inoccupée,
A le briser, comme autrefois
Votre poupée.

Ce sera moins long que les roses
A déchirer,
Puis vous irez à d’autres choses,
Et moi pleurer.

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Commentaires

  1. Détacjement
    -------

    Ce coeur, ce pauvre coeur que tout mal abandonne,
    Dorénavant, va-t-il aux loisirs s’adonner ?
    S’il tarde à te répondre, il faut lui pardonner,
    Ses mots sont tout en vrac, attendons qu’ils s’ordonnent.

    La lune le pétrit, la brume le façonne,
    Il va comme un errant dans les champs moissonnés ;
    Il entend, vers le soir, une cloche sonner,
    Il se met à rêver d’un village en Essonne.

    Comme un lecteur gourmand qui d’un livre s’empare,
    À rêver d’un ailleurs voici qu’il se prépare,
    Un coin de l’avenir ou du lointain passé.

    Une muse il entend, une voix amicale,
    Sa présence embellit la chambre monacale ;
    Nulle amante jamais ne la put surpasser.

  2. Détachement ---- retouche
    -------

    Ce coeur, ce pauvre coeur que tout mal abandonne,
    Dorénavant, va-t-il aux loisirs s’adonner ?
    S’il tarde à te répondre, il faut lui pardonner,
    Ses mots sont tout en vrac, attendons qu’ils s’ordonnent.

    La lune le pétrit, la brume le façonne,
    Il va comme un errant dans les champs moissonnés ;
    Il entend, vers le soir, une cloche sonner,
    Il se met à rêver d’un village en Essonne.

    Comme un lecteur gourmand qui d’un livre s’empare,
    À rêver d’un ailleurs voici qu’il se prépare,
    Un coin de l’avenir ou du lointain passé.

    Une muse il entend, une voix amicale,
    Sa présence embellit la chambre monacale ;
    Nulle amante jamais ne la put surpasser.

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Charles GUÉRIN

Portait de Charles GUÉRIN

Charles Guérin, né le 29 décembre 1873 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), où il est mort, le 17 mars 1907 est un poète français. Il appartient à une grande dynastie d’industriels lorrains, propriétaire de la célèbre Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément, connue aussi sous le nom Keller et Guérin. Au sein de sa... [Lire la suite]

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