Poème 'Chant royal pour rire de ce monde' de Orange84

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Chant royal pour rire de ce monde

Orange84

Dessus l’estrade et ses loufoqueries,
Courent sans fin les répliques nourries
Du personnage au langage frondeur,
Les coups montés et les supercheries ;
Molière a pris son vieil air enchanteur ;
Feydeau, Labiche ont l’art spectaculaire
De dérouler l’acte qui s’accélère ;
Les bons moments ont des côtés scabreux
Où chaque humain s’inscrit dans une ronde ;
Pour vivre mieux, les sens pris dans leurs jeux,
Oyez le chant pour rire de ce monde.

Un film gai montre ses drôleries,
Tous ces acteurs aux faces ahuries,
Le plaisantin et l’éternel farceur,
Louis le vif avec ses pitreries,
Le roi Fernand lançant sa bonne humeur,
André le tendre et son air débonnaire
Chantant les mots d’un gai vocabulaire ;
Le cinéma nous fait des cieux tout bleus ;
Des yeux rieurs, la face rubiconde,
Lançant cet air aux éternels pleureux :
Oyez le chant pour rire de ce monde.

Un clown s’agite avec ses clowneries
En provoquant rires et railleries ;
Jouant parfois d’une habile candeur,
Mêlant alors maladresse et roueries ;
Ce baladin, grand marchand de bonheur,
A mis au ciel un masque populaire
Pour apaiser quelques temps sa colère
Et les enfants ouvrent tout grand leurs yeux
En ce jour gai que le plaisir inonde
Alors vous tous, les heureux, les chanceux,
Oyez le chant pour rire de ce monde.

Un fier notable écrit ses fourberies,
Ses mots trompeurs, ses phrases aguerries,
Aux braves gens dupes du flagorneur
Sans se douter de ses escroqueries ;
Il vaut bien mieux s’en moquer de bon cœur
En voyant l’être essayer de complaire
À ces humains à l’âme atrabilaire.
Pour vivre mieux des univers douteux,
Faites ainsi, dans la France profonde :
Entre exaltés, résignés et grincheux,
Oyez le chant pour rire de ce monde.

La pluie est là pleine d’agaceries
Avec parfois ses bourrasques pourries ;
Les cieux sont noirs comme dans le malheur
Pourtant l’espoir et ses branches fleuries
Viennent parler de joie au fond du cœur.
Un grand sourire à la voix séculaire
Précède ainsi l’éclat tout de colère
Vers cette course au pays des joyeux ;
La météo sort sa belle faconde
Et fait redire aux être valeureux,
Oyez le chant pour rire de ce monde.

Princes et rois à l’âme bipolaire,
Usant toujours d’un beau vocabulaire,
Écoutez-les, tous ces gens bienheureux
Chanter ensemble au cœur de cette ronde ;
Ouvrez votre âme à l’art du merveilleux,
Oyez le chant pour rire de ce monde.

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