Poème 'Le vent est doux comme une main de femme' de Charles GUÉRIN dans 'Le sang des crépuscules'

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Le vent est doux comme une main de femme

Charles GUÉRIN
Recueil : "Le sang des crépuscules"

Le vent est doux comme une main de femme,
Le vent du soir qui coule dans mes doigts ;
L’oiseau bleu s’envole et voile sa voix,
Les lys royaux s’effeuillent dans mon âme ;

Au clavecin s’alanguissent les gammes,
Le soleil est triste et les coeurs sont froids ;
Le vent est doux comme une main de femme,
Le vent du soir qui coule dans mes doigts.

Je suis cet enfant que nul ne réclame,
Qu’une dame pâle aimait autrefois ;
Laissez le soleil mourir sur les toits,
Dormir la mer plus calme, lame à lame…
Le vent est doux comme une main de femme.

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Commentaires

  1. Gyrolame
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    En rêve j'ai, sous une gyrolame,
    Vibré ; j'étais la corde sous les doigts
    D'un interprète à l'inaudible voix,
    La mélodie faisait trembler mon âme.

    Musique d'homme, ou musique de femme ?
    Son air est vif, et ses accords sont froids,
    C'est un morceau pour la harpe, je crois,
    Ou un moyen de réviser la gamme.

    Meurent les fleurs, il n'en vient aucun blâme,
    Meurt la musique ainsi qu'un homme en croix,
    La gyrolame a de trancher le droit,
    Je ne sais pas quel sera son programme.

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