Poème 'Enriqueta' de ATOS

Enriqueta

ATOS

Ville de puits, de passage, de briques, et d’ennui.
Une ville au travers de leur vie.
Phalène mémoire prise dans les glaises du mépris.

Murs parole dans leurs chairs – Contre parloir ouvert .

Prêtresse du Cri ,
Elle guette, hèle et appelle,
son autre, enseveli.

La main signe le nom au delà du sang de leur prison.
Elle déportera la nuit en offrande au temple de l’horizon.

Un corps gisant apôtre son coeur à la montagne de leurs pierres.
Les doigts touchent le ciel où la paupière de son autre se tend.

Partage de l’absent,
syllabe d’oiseau blanc.

Les portes des tombeaux restent closes sous l’éternité de l’instant.
Une femme à ses cheveux de blanc
arrache ses saisons à la chape du temps.

Ville de pluie, de néons et de cendres
Bouche fanal , femme centrale,
message au gris de leurs blancs.
Elle guette appelle et se déplie.
Ville canal, piège muraille,
Un terrain vague,
mais, il te parle.

Il te dit cet océan.

"Les Hurleurs, Enriqueta" - 2004 - Mathieu PERNOT - Photographie argentique couleur - Exposition "la traversée" - Jeu de Paume, Paris 2014.

"Les Hurleurs, Enriqueta" - 2004 - Mathieu PERNOT - Photographie argentique couleur - Exposition "la traversée" - Jeu de Paume, Paris 2014.

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