Poème 'Flocons amers' de ATOS

Flocons amers

ATOS

L’hiver s’est installé là où je suis née.

Le soleil s’endort dans le creux des collines
Le vent éteint les derniers feux de la vie.
Les villages disparaissent dans la nuit.
La chouette veille aux quatre routes.

Rien n’est pareil à minuit.
Des âmes vous frôlent,
Les rêves surgissent
La rivière vous guide
Les parfums vous suivent.

L’hiver s’est installé là où je suis née.

Je ne verrai plus le givre pailleter la nuit.
Ni même la neige offrant sa clarté.
Je n’aurai jamais plus si froid
Je n’aurai jamais plus envie de renter chez moi.
Là où je vis le temps ne passe plus.
Il presse, blesse, délaisse.

L’hiver s’est installé
Là où je suis née.

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