Poème 'Galerie de l’évolution' de ATOS

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Galerie de l’évolution

ATOS

Allons donc dire aux enfants du fleuve plastique
que tous les fauves ont été empaillés pour cet instant de plaisir,
et qu’en fin de course nous pouvons bien ici leur dire :
« ils ont rugi »

Alors nous dévorons ici l’ultime souvenir d’un monde que nous avons plié de nos mains
comme on viendrait par une certaine éducation éventrer sous le coup de ces talons une simple boite de vieux carton.

Allez donc leur annoncer cette épouvantail nouvelle à la rime stupide,
qu’elle ricoche sur le grand esprit fossile et rotonde en muette sous nos éternelles verrières.

Allons donc épingler ces confettis sous cette grande tonnelle !

Allons donc leur dire peut être mais surtout regardons bien ! .
ils ont cette atroce ressemblance qui nous donne le nom de famille,
ces mêmes coups de langue et cette brosse servile dans la poche ,
ils nous ressemblent,
oh combien ils nous ressemblent,
faisant la queue devant ces fauves piteux,
se bousculant devant l’ ours miséreux,
gesticulant devant l’antilope ventail,
traitant leur attirail sous d’albatros poitrail,
ils sont les enfants de nos lacs plastiques,
ingurgitant un énorme génome gastronomique ,
plantés en d’étranges bataillons de sucres glaces,
leur droit d’entrée glissé au travers de leur poche.
Le prix ! , voilà le prix de ce banquet familial !
« Ils ont rugi »
et nous dévorons ici le souvenir morbide d’un monde que nous avons broyé
comme on en viendrait à pétrir toujours la mort
pour en si bien nourrir de ses mains sa propre fin.

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