Poème 'Honte dévorante' de PhulanKile

Honte dévorante

PhulanKile

Et la longue journée débute
sans savoir ni voir où te mènera son rut
jusqu’au soir, peut être dans le foin, ou dehors,
en tout cas ailleurs, un peu plus loin, un peu plus fort.

Et les longues rues, les longues avenues, bougent.
Les jeunes, les vieux crient, sans mouvement, dans le rouge
de leurs vies, toujours apeurés par l’agent fric,
de sécurité obnubilés garantie par l’agent flic.

Et tu flippes malgré tout, au cas ou,
et tu raques ta vie comme un fou,
pour t’assurer de garder les sous
que ton patron a jeté près de nous.

Tu ramasses et dis merci
lorsque cela est pour moi folie,
de te voir esclave en vie,
de voir ta sève qui pourrit.

Et puis ces lambeaux, tristes restes,
encore beaux, mais toujours faux.
Et puis la honte de tes gestes
qui les rejettent au loin d’un rot.

Honte à toi
car tu ne le vois pas.
Honte à toi,
tu te changes en rat.

Honte à moi
de laisser faire cela.
Honte à moi
de croire en ta foi.

La honte dévorante
grimpe au-delà de ces sinistres rentes.
La honte dévore
jusqu’à l’intime des morts.
Cette honte infamante sur son char
assaillant tes sombres haillons noirs.

19 floréal 213

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