Poème 'Je reviendrai' de ATOS

Je reviendrai

ATOS

En juillet, je reviendrai,
Je te le promets.
Petits fakirs de paille,
Nos ombres herberont
Sur le regain frémissant.
Ou si je ne le peux,
Aout saura te retrouver.
J’arriverai par les crêtes
Le village au pardon
Tu seras sur la grève.
Mais si à nouveau le temps m’échappe
Alors, l’odeur des pampres de septembre
Lourds de grains, nous donnera l’ivresse
de croire que l’attente est un nectar.
Mais si ma route doit encore m’être dictée
Ce n’est qu’en octobre que je pourrai
surprendre ton regard parmi les pommiers,
Là, où j’avais osé mon premier baiser.
Mais si la terre tremble encore de la colère des hommes
Il faudra que tu attendes novembre pour me retrouver.
Je planterai devant notre maison un joli cerisier
Pour remercier le ciel de t’avoir retrouvée.
Mais si je devais encore me terrer,
En décembre mes pas transis de froid,
Me conduiront vers toi,
Le village à la crèche,
Notre amour en neige fraîche.
Mais si les jours deviennent offenses
Si chaque saison raisonne de silence
Le village meurtri
Et toi sur la grève, transie,
Pardonne moi,
Ma vie,
Pardonne ma folie d’être parti,
Pardonne moi d’avoir pris ce fusil,
De ne pas avoir sauté de ce train,
De ne pas avoir couru vers toi,
Pardonne,
Ma vie,
De ne pas avoir deviné
Que l’on allait faucher nos âmes
Sur des plaines meurtries.

à Clémence et Adolphe, à tous les hommes à qui l’on ment.

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