Poème 'La salle à manger' de Francis JAMMES dans 'De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir'

La salle à manger

Francis JAMMES
Recueil : "De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir"

Il y a une armoire à peine luisante
qui a entendu les voix de mes grand-tantes
qui a entendu la voix de mon grand-père,
qui a entendu la voix de mon père.
À ces souvenirs l’armoire est fidèle.
On a tort de croire qu’elle ne sait que se taire,
car je cause avec elle.

Il y a aussi un coucou en bois.
Je ne sais pourquoi il n’a plus de voix.
Je ne peux pas le lui demander.
Peut-être bien qu’elle est cassée,
la voix qui était dans son ressort,
tout bonnement comme celle des morts.

Il y a aussi un vieux buffet
qui sent la cire, la confiture,
la viande, le pain et les poires mûres.
C’est un serviteur fidèle qui sait
qu’il ne doit rien nous voler.

Il est venu chez moi bien des hommes et des femmes
qui n’ont pas cru à ces petites âmes.
Et je souris que l’on me pense seul vivant
quand un visiteur me dit en entrant :
- comment allez-vous, monsieur Jammes ?

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. L'armoire et le coucou, le buffet du vieux temps :
    Ils contemplent, émus, le fauteuil du grand-père
    Et la si vieille chaise, et les coussins par terre.
    Que serais-je sans vous, ô mes meubles d'antan !

  2. vous pouver nous dener des images silvous plais

  3. je suis c est poesie c est bien et

  4. je trouve cette poesi tres touchante . et en plus Jammes est un poete que j ademire

  5. je suis en cm1 et je trouve la poésie tres bien et merveilleuse

  6. magnifique

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS