Poème 'Le lombric' de ATOS

Le lombric

ATOS

De sa langue d’ardoise, un corbeau crève les yeux du renard bleu.

C’est la beauté du lieu qui parle en ce qu’elle tue.

Même le lombric sait que son passage sous terre est hypnotique.

Un coup de bec, bien sec, suffit au merle pour le remplir de sa fin.

C’est la beauté du lieu qui se nourrit de ce qu’elle prend.

Je supporte une nature à laquelle je dois me plier.
Et voilà donc où je me dois de respirer
sous l’ avalanche pesante de ces bienfaits.

La terre est cruelle.
C’est le scintillement de sa beauté.

Et dans ce feu qui m’entraine je sais
que le chant d’un merle portera ce que j’aurai su lui donner.

C’est une beauté que vous entendrez
mais moi, lombric, on ne me verra plus.

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