Poème 'Le sommeil' de ATOS

Le sommeil

ATOS

A la paupière du jour,
Le temps découvre ton absence.
Sur un banc de silence je m’alanguis.

Tu as du passer cette nuit.
Et tu ne m’as rien dit.

Pourtant je t’avais combattu.
J’ai paré mes ombres et constellé la suie.
J’ai ravaudé le grand secret des mots,
Tourné la manivelle du grand phono.
J’étais la sentinelle,
J’étais le flambeau.
J’ai même embrassé le crapaud.
Je me suis inventée mille veines.
J’ai renversé la pleine gamelle de mon bruit.
J’ai ouvert mes barreaux.
J’ai tiré la machine en arrière.
J’ai poussé le haut fourneau.
J’ai fêté l’enfer à mes pieds beaux.
J’ai bu d’un trait le caniveau.
J’ai jeté les heures dans le grand creuset du faux.
J’ai gueulé contre les anges,
Et au diable j’ai jeté mon chapeau.
J’ai embrasé la chapelle,
J’ai embroché un arc en ciel.
J’avais tout prévu…
Sauf ta venue.

Mes paupières tremblent à la fenêtre du jour.
Tu as pris tout ton dû.
Tu es repu
Me voilà rompue.

Tu es passé cette nuit.
Et je n’ai rien écrit.

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