Poème 'Lueurs des tirs – Océan de terre' de Guillaume APOLLINAIRE dans 'Calligrammes'

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Lueurs des tirs – Océan de terre

Guillaume APOLLINAIRE
Recueil : "Calligrammes"

À G. de Chirico.

J’ai bâti une maison au milieu de l’Océan
Ses fenêtres sont les fleuves qui s’écoulent de mes yeux
Des poulpes grouillent partout où se tiennent les murailles
Entendez battre leur triple coeur et leur bec cogner aux vitres
Maison humide
Maison ardente
Saison rapide
Saison qui chante
Les avions pondent des oeufs
Attention on va jeter l’ancre
Attention à l’encre que l’on jette
Il serait bon que vous vinssiez du ciel
Le chèvrefeuille du ciel grimpe
Les poulpes terrestres palpitent
Et puis nous sommes tant et tant à être nos propres fossoyeurs

Pâles poulpes des vagues crayeuses ô poulpes aux becs pâles
Autour de la maison il y a cet océan que tu connais
Et qui ne repose jamais

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Commentaires

  1. Barthélemy de l'Atlantique
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    Le puisatier construit une maison dans l'île
    Qui est la lettre « A » ; puis survient Vendredi,
    Qui de la construction les angles arrondit.

    La maison s'agrandit, par étapes subtiles,
    Et ses deux habitants y sont un peu perdus.

    Le rêveur Philémon, dans un puits descendu,
    Miraculeusement emprunte un long passage ;
    Ce n'est donc pas en vain qu'il reçut des messages.

    La suite de l'histoire emplit trente volumes
    Que m'a dédicacés la licorne de brume.

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