Poème 'Matin crème' de ATOS

Matin crème

ATOS

L’amble des jours résonne sous la voûte d’octobre.
Une panne grise recouvre l’impudeur du parc.
L’incertitude tresse des fils invisibles.

Ma coiffe devient lourde.
Il me peine d’espérer.
Un fluide putride s’engouffre dans mon crâne.

Ce soir la sarabande des ombres viendra me visiter.

T’ai-je dit que, là bas, on se meurt ?
A toute heure, la plainte des âmes maronne.
Écoute! il me semble que l’on maudit l’insensé.

As-tu vu qu’en ce lieu repose la douleur,
Et qu’elle prend soin d’amputer la dignité des hommes?
L’absence à pas feutrés transpire,
Sens tu le soupir du temps?

Garde ta peur contre ton coeur.
Moi je ne méprise plus le froid.

Il faut craindre puisqu’il nous faut vivre.
Se peut il que trembler soit signe de ferveur ?

De ce jour épouvantable saluons l’audace!
Il se pourrait qu’il revienne nous surprendre…

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