Poème 'Nocturne' de Paul-Jean TOULET dans 'Contrerimes'

Nocturne

Paul-Jean TOULET
Recueil : "Contrerimes"

Ô mer, toi que je sens frémir
A travers la nuit creuse,
Comme le sein d’une amoureuse
Qui ne peut pas dormir ;

Le vent lourd frappe la falaise…
Quoi ! si le chant moqueur
D’une sirène est dans mon coeur -
Ô coeur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d’avoir
Personne qui vous plaigne…
Tout bas, comme d’un flanc qui saigne,
Il s’est mis à pleuvoir.

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Commentaires

  1. Le coeur peut bien souvent frémir
    Quand la solitude se creuse ;
    Quand des souvenirs d'amoureuses
    Avec lui feignent de dormir.

    Ainsi q'u'au bord d'une falaise
    Voltige un goéland moqueur,
    Les rêves font danser mon coeur
    Et cette danse est un malaise.

    Ainsi, tel est tout mon avoir.
    Ne croyez point que je me plaigne,
    C'est juste mon âme qui saigne ;
    Pourquoi ? J'aimerais le savoir.

  2. Excellents poèmes, merci pour le partage.

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