Poème 'Quel pas sur le pavé boueux' de Paul-Jean TOULET dans 'Contrerimes'

Quel pas sur le pavé boueux

Paul-Jean TOULET
Recueil : "Contrerimes"

Quel pas sur le pavé boueux
Sonne à travers la brume ?
Deux boutiquiers, crachant le rhume,
S’en retournent chez eux.

-  » C’est ce cocu de Lagnabère.
- Oui, Faustine.
- Ah, mon Dieu,
En çà de Cogomble, quel feu !
- Oui, c’est le réverbère.

- Comme c’est gai, le mauvais temps…
Et recevoir des gifles.
- Oui, Faustine.  »
A présent, tu siffles
L’air d’ »Amour et Printemps ».

Querelles, pleurs tendres à boire -
Et toi qu’en tes détours
J’écoute, ô vent, contre les tours
Meurtrir ta plume noire.

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Commentaires

  1. Forteresse des Bouddhas
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    Loin de nos villages boueux
    Est la forteresse de brume ;
    Loin du monde et de son écume,
    Les Bouddhas ont un lieu pour eux.

    Dans leur cellule, en méditant,
    Même si l'heure est bien tardive,
    De leurs perceptions, ils se privent :
    Mais dans leur coeur, c'est le printemps.

    Ils n'ont que de l'eau fraîche à boire,
    Ils n'ont, pour jardin, qu'une cour ;
    Mais c'est à eux qu'on a recours
    Pour effacer les idées noires.

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