Poème 'Ronsard si tu as su par tout le monde épandre…' de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ dans 'L'Hécatombe à Diane'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ > Ronsard si tu as su par tout le monde épandre…

Ronsard si tu as su par tout le monde épandre…

Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ
Recueil : "L'Hécatombe à Diane"

Ronsard si tu as su par tout le monde épandre
L’amitié, la douceur, les grâces, la fierté,
Les faveurs, les ennuis, l’aise et la cruauté,
Et les chastes amours de toi et ta Cassandre,

Je ne veux à l’envi pour sa nièce, entreprendre
D’en rechanter autant comme tu as chanté,
Mais je veux comparer à beauté la beauté,
Et mes feux à tes feux, et ma cendre à ta cendre.

Je sais que je ne puis dire si doctement,
Je quitte de savoir, je brave d’argument,
Qui de l’écrit augmente ou affaiblit la grâce.

Je sers l’aube qui naît, toi le soir mutiné,
Lorsque de l’Océan l’adultère obstiné,
Jamais ne veut tourner à l’Orient sa face.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Domaine de Ronsard
    ----------------------------

    Dans le pré de Ronsard est l'herbe la plus tendre ;
    Sa plume qui a fait des muses la fierté
    En ce pré verdoyant cultive une beauté
    Digne des angelots qu'on voit du ciel descendre.

    Je rêve, en ce beau lieu, qu'il désire entreprendre
    De bâtir un palais afin d'y habiter ;
    Aussi, de s'y asseoir avec ses invités
    Pour, tout au long du jour, en poèmes s'étendre.

    En songe j'y viendrais le savoir butiner
    Que chaque jour produit ce rhapsode obstiné ;
    Le palais grandirait avec le temps qui passe.

    Pierre sur pierre tient, sans besoin de ciment ;
    Ainsi qu'une chanson se passe d'argument,
    Le sonnet se termine et se tait avec grâce.

Rédiger un commentaire

Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Portait de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Théodore Agrippa d’Aubigné, né le 8 février 1552 au château de Saint-Maury près de Pons, en Saintonge, et mort le 9 mai 1630 à Genève, est un écrivain et poète baroque français protestant. Il fut aussi l’un des favoris d’Henri IV, du moins jusqu’à la conversion de celui-ci. Théodore décide alors de rédiger la plus grande... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto