Poème 'Quand du sort inhumain les tenailles flambantes…' de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ dans 'L'Hécatombe à Diane'

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Quand du sort inhumain les tenailles flambantes…

Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ
Recueil : "L'Hécatombe à Diane"

Quand du sort inhumain les tenailles flambantes
Du milieu de mon corps tirent cruellement
Mon coeur qui bat encor’ et pousse obstinément,
Abandonnant le corps, ses plaintes impuissantes,

Que je sens de douleurs, de peines violentes !
Mon corps demeure sec, abattu de tourment
Et le coeur qu’on m’arrache est de mon sentiment,
Ces parts meurent en moi, l’une de l’autre absentes.

Tous mes sens éperdus souffrent de ses rigueurs,
Et tous également portent de ses malheurs
L’infini qu’on ne peut pour départir éteindre,

Car l’amour est un feu et le feu divisé
En mille et mille corps ne peut être épuisé,
Et pour être parti, chaque part n’en est moindre.

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Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Portait de Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ

Théodore Agrippa d’Aubigné, né le 8 février 1552 au château de Saint-Maury près de Pons, en Saintonge, et mort le 9 mai 1630 à Genève, est un écrivain et poète baroque français protestant. Il fut aussi l’un des favoris d’Henri IV, du moins jusqu’à la conversion de celui-ci. Théodore décide alors de rédiger la plus grande... [Lire la suite]

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