Poème 'Sic transit gloria mundi – « Ainsi passe la gloire du monde ».' de ATOS

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Sic transit gloria mundi – « Ainsi passe la gloire du monde ».

ATOS

En glaise rogue et sèche,
Les pierres restent muettes.
Ici, dans le creuset des chaumes,
L’été déverse ses promesses.
Le vent passe sa main dans le crin de la plaine.
Déjà, bois et charbon se remisent.
Un talon de fer racle le fond de la forge.
Les cordages lourds passent le porche.
L’hiver revient au monde dans l’ombre des chênes.
Dans le fût sans âge des saisons
Décembre sera fort.
Les hommes entrent en maison.
Le marais fronce déjà ses rives,
Il entend le vent rouler sur le monde.
Derrière le clos des écluses
La vie file bien vite,
Serrée dans son châle de givre.
Une cabane cligne parfois une chandelle
à l’adresse d’une barque soumise.
Des perches ocres et grises empaillent le ciel.
Pressant l’été en étoupe,
L’automne enflamme l’hiver aux pieds de l’homme.
Le tison de son âme avive son cœur.
La forge enfin se tait.
L’homme en gamelle, tend une oreille..
Au loin,
Il lui semble qu’un chant traîne semelles..
Il en connaît le pas.
Chaque soir que ce jour fait
Il rejoint le vent au bout de la jetée.
Plantés devant le monde,
C’est là qu’ils viennent se dire,
D’un trait.

Extrait du recueil « Ynys Avallach »,
Les éditions du Littéraire – La bibliothèque de Babel
juin 2014 – ISBN-13 : 978-2919318223

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