Poème 'Thalia' de ATOS

Thalia

ATOS

Thalia,
Le long de l’étang, la lune ouvre l’œil.
Sous la caresse de ses cils, je me remets au monde.
A cette paupière fragile goûtent mes pas.

Cette nuit est longue, lourde et ronde.
Thalia.
Les brumes cerclent la barque.
Dans le creux d’un silence
Le crépuscule plonge ses mains.
Ici commence notre chant.

Là bas, dans le village des hommes
Les matins se rendent au sommeil,
Ils maudissent bien vite une peine
Qu’ils bénissent fiévreusement.

Sous ce dais de sagesse ton âme s’irriterait.
Loin d’eux, au milieu de la nue, je te dévêts.

Je respire chacun de nos plaisirs
Dans le jeu précieux de tes reflets.
Entre nos blanches paroles
L’encre de l’heure parait si sombre
Qu’il me conviendrait d’en mourir
à chaque seconde.

Thalia,
C’est à tes ailes
que s’attachent mes rêves.
Près des roseaux, regarde,
Je dépose un peu de moi dans ces eaux.

Va, Thalia,
Va
Avant que le jour lâchent ses hommes.
Éploie tes ailes Thalia
Le long de mes veines.
Et porte
Au plus profond de l’étang
Ma fidèle promesse
De ne jamais perdre ce temps.

Va, Thalia, va, maintenant.
C’est par la nuit
Que nous nous échappons en corps.

Extrait du recueil « Ynys Avallach »,
Les éditions du Littéraire – La bibliothèque de Babel
juin 2014 – ISBN-13 : 978-2919318223

Thalia, la plante-oiseau

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