Poème 'Une allée du Luxembourg' de Gérard de NERVAL dans 'Odelettes'

Une allée du Luxembourg

Gérard de NERVAL
Recueil : "Odelettes"

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C’est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !

Mais non, – ma jeunesse est finie …
Adieu, doux rayon qui m’as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, – il a fui !

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Commentaires

  1. Légèreté grave...

  2. Chasseur d'insectes
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    Chasseur d’insectes
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    Il ne pourchasse pas les filles,
    Il ne poursuit pas les oiseaux ;
    Il prend les insectes qui brillent,
    Heureux s’il en voit un nouveau.

    Il ne se sent pas seul au monde :
    Il sait faire de la forêt
    Sa demeure vaste et profonde
    Que son pied parcourt sans arrêt.

    Si, un jour, sa chasse est finie,
    Pensant aux beaux jours qui ont lui,
    Il en retiendra l’harmonie,
    Ce bonheur qui jamais ne fuit.

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Gérard de NERVAL

Portait de Gérard de NERVAL

Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie, né à Paris le 22 mai 1808 et mort à Paris le 26 janvier 1855, était un poète français. Il passe son enfance dans le Valois, dont les paysages furent source d’inspiration. A Paris, il mène une vie de bohème, fréquente le ‘Cénacle’ de Victor Hugo puis publie une... [Lire la suite]

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