Poème 'Vapeurs de mares' de Maurice ROLLINAT dans 'Paysages et paysans'

Vapeurs de mares

Maurice ROLLINAT
Recueil : "Paysages et paysans"

Le soir, la solitude et la neige s’entendent
Pour faire un paysage affreux de cet endroit
Blêmissant au milieu dans un demi-jour froid
Tandis que ses lointains d’obscurité se tendent.

Çà et là, des étangs dont les glaces se fendent
Avec un mauvais bruit qui suscite l’effroi ;
Là-bas, dans une terre où le vague s’accroît,
Des corbeaux qui s’en vont et d’autres qui s’attendent.

Voici qu’une vapeur voilée
Sort d’une mare dégelée
Puis d’une autre et d’une autre encor :

Lugubre hommage, en quelque sorte
Qui, lentement, vers le ciel mort
Monte de la campagne morte.

Poème préféré des membres

guillaumePrevel a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Seigneur de la mare
    ------------

    Je règne sur l’étang du Pays des Légendes,
    Aucun autre pouvoir n’existe en cet endroit ;
    C’est moi qui suis l’arbitre, et la source du droit,
    Je n’en abuse point, car ma sagesse est grande.

    Certains de mes pareils se déplacent en bandes,
    Quant à moi, je vis seul, et pourtant sans effroi.
    J’ai vu passer ici des jours chauds, des jours froids,
    Aux caprices de l’air personne ne commande.

    Nulle révélation ne me fit dévoilée,
    Nul message ne vient de la nuit étoilée,
    Sauf l’immobilité du bel astre du Nord.

    De l’inframonde, si je sois franchir la porte,
    Tu ne verras faiblir ni frissonner mon corps ;
    La mort est un repos,cela me réconforte.

  2. Seigneur de la mare ----- (retouche)
    ------------

    Je règne sur l’étang du Pays des Légendes,
    Aucun autre pouvoir n’existe en cet endroit ;
    C’est moi qui suis l’arbitre, et la source du droit,
    Je n’en abuse point, car ma sagesse est grande.

    Certains de mes pareils se déplacent en bandes,
    Quant à moi, je vis seul, et pourtant sans effroi.
    J’ai vu passer ici des jours chauds, des jours froids,
    Aux caprices de l’air personne ne commande.

    Nulle révélation ne me fit dévoilée,
    Nul message ne vient de la nuit étoilée,
    Sauf l’immobilité du bel astre du Nord.

    De l’inframonde, si je sois franchir la porte,
    Tu ne verras faiblir ni frissonner mon corps ;
    La mort est un repos, cela me réconforte.

Rédiger un commentaire

Maurice ROLLINAT

Portait de Maurice ROLLINAT

Maurice Rollinat, né à Châteauroux (Indre) le 29 décembre 1846 et mort à Ivry-sur-Seine le 26 octobre 1903, est un poète français. Son père, François Rollinat, était député de l’Indre à l’Assemblée constituante en 1848 et fut un grand ami de George Sand. Issu d’un milieu cultivé, Rollinat se met très... [Lire la suite]

© 2022 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS