Poème 'A l’enseigne' de ATOS

A l’enseigne

ATOS

La nuit est l’ancêtre et le jour l’enfant que l’on porte.
Je transporte une mémoire qui ne m’appartient pas.
La nuit est à mon âme tendue comme une enseigne pendue.
Le rêve tourne et boite au fond des rues.
La nuit est l’ancêtre, à mes lèvres , fendue.
Le jour est de sa lettre, à mes lèvres, venu.
Il n’y a pas de rêve là où le sommeil n’entre pas.
Le gardien des portes a besoin de l’aiguille du monde
pour faire le tour de ce qu’il nous montrera.
Besoin de sommeil comme besoin de ce qui ne vient pas.
La nuit veille sur ce qu’elle ne connaît pas.

Texte publié dans la revue de poésie « CE QUI RESTE » le 23 mars 2015
cequireste.fr

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