Poème 'Amarissimes' de Paul-Jean TOULET dans 'Contrerimes'

Amarissimes

Paul-Jean TOULET
Recueil : "Contrerimes"

Est-ce moi qui pleurais ainsi
- Ou des veaux qu’on empoigne -
D’écouter ton pas qui s’éloigne,
Beauté, mon cher souci ?

Et (je t’en fis, à pneumatique,
Part, – sans aucun bagou)
Ces pleurs, ma chère, avaient le goût
De l’onde adriatique.

Oui, oui : mais vous parlez de cri,
Quand je repris ma lettre.
Grands dieux !… J’aurais mieux fait, peut-être,
D’écrire à son mari.

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Commentaires

  1. L'amour est parfois indécis :
    Dans le temps qu'il empoigne
    Un coeur, son regard s’en éloigne,
    L'amour n'est pas précis.

    L'amour n'est pas systématique,
    N'a pas toujours bon goût
    Et transforme en simple ragoût
    Le plus fin viatique.

    Supporte-t-il d'être décrit
    Aux pages d'une lettre ?
    Il vaut mieux un sonnet, peut-être ;
    Faisons-en le pari.

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