Poème 'Aubade' de Paul CELAN

Aubade

Paul CELAN

Infiniment vertes, les feuilles vertes de lierre croisent
sur la joue du silence, dans les cheveux déliés,
essayant de retenir l’éclair blanc d’une aile de colombe
mon passé n’est plus qu’une lueur dans l’air.

Du mât s’envolent à présent les drapeaux du danger,
l’ancre se soulève de son lit d’herbes mauvaises,
le vert repousse là où nous avons dormi.

Tu sais ce que je donnerais pour l’aile de la colombe
qui flotte, invisible, au-dessus du silence;
pourquoi pleures-tu quand je hisse une voile à l’aube ?

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2020 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS