Poème 'Chaque seconde' de ATOS

Chaque seconde

ATOS

On meurt à chaque seconde dans les gestes du matin,
ces gestes qui font un bruit de quotidien.

On meurt sur une poignée de porte
à une chaise seulement triste
et puis jusqu’au bout de la queue de son chien.

On meurt de n’être que ce qui respirait dans la chambre
et que le marteau de la nuit a cloué à sa planche.

On meurt à chaque seconde,
dans une miette de pain, dans un fichu perdu
et puis dans le soupir de son fameux destin.

On meurt à chaque seconde dans chaque fleur soumise
et à l’odeur d’un métro parisien.

On meurt à chaque seconde de ne pas avoir retenu
cet air chanté par cette poignée de mains.

On tue les heures à son corps détenu
et on fait passer de suite le temps dessous sa porte.

On meurt à chaque seconde d’être si vite revenu
et de ne pas avoir compris qu’une vie commence chaque matin.

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