Poème 'Closerie' de ATOS

Closerie

ATOS

J’aime lorsque dans l’ombre
tu demeures.

Il y a dans l’écrin de cet instant
éclats de pourpre et parfums alanguis.

Velours en galbe et troublants orpiments de métal.
Toute chose, ici, songe en son lit.
Le feuillage des flammes sur ton visage frémit.

Entre tes mains le fauve vélin s’éploie,
lorsque sur les rives de ton cou
une perle d’agate empreinte tes mystères.

Tu sembles passagère de la nuit.

Lorsque dans l’ombre j’entre en ta demeure
Il y a dans les chants de cette heure
murmures de soie et premier mot de la vie.

La chair est une flamme
et mon cœur son flambeau.

Toute chose en toi, ici, me convie.

J’aime lorsque nos heures dérivent
à travers les lumières de la nuit.

Ces heures passagères
éclairent, dans tes instants,
tous les rivages de la vie.

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