Poème 'Départ' de Renée VIVIEN dans 'À l'heure des mains jointes'

Départ

Renée VIVIEN
Recueil : "À l'heure des mains jointes"

La lampe des longs soirs projette un rayon d’ambre
Sur les cadres dont elle estompe les vieux ors.
L’heure de mon départ a sonné dans la chambre…
La nuit est noire et je ne vois rien au-dehors.

Je ne reconnais plus le visage des choses
Qui furent les témoins des jours bons et mauvais…
Voici que meurt l’odeur familière des roses…
La nuit est noire, et je ne sais pas où je vais.

Devrais-je regretter cet autrefois ?… Peut-être…
Mais je n’appartiens point aux regrets superflus…
Je marche devant moi, l’avenir est mon maître,
Et, quel que soit mon sort, je ne reviendrai plus.

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Commentaires

  1. Sur une exoplanète
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    Dans une plaine aux rochers d'ambre,
    Chaque maison est faite en or.
    On ne voit personne dehors
    Car il fait plus frais dans leurs chambres.

    La plaine est peuplée de chimères
    Qui font un vin pas trop mauvais.
    J'irais là, si je le pouvais,
    Boire avec ces braves commères.

    D'ailleurs, tu m'y verras, peut-être,
    Si tu dors, dans la nuit qui vient,
    Et si ton rêve avec le mien
    Partage une même fenêtre !

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Renée VIVIEN

Portait de Renée VIVIEN

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Renée Vivien était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886,... [Lire la suite]

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