Poème 'Donna m’apparve' de Renée VIVIEN dans 'La Vénus des aveugles'

Donna m’apparve

Renée VIVIEN
Recueil : "La Vénus des aveugles"

Sopra candido vel cinta d’oliva
Donna m’apparve, sotto verde manto,
Vestita di color di fiamma viva.

Dante, Purgatorio, canto trentesimo.

Lève nonchalamment tes paupières d’onyx.
Verte apparition qui fus ma Béatrix.

Vois les pontificats étendre, sur l’opprobre
Des noces, leur chasuble aux violets d’octobre.

Les cieux clament les De Profundis irrités
Et les Dies irae sur les Nativités.

Les seins qu’ont ravagés les maternités lourdes
Ont la difformité des outres et des gourdes.

Voici, parmi l’effroi des clameurs d’olifants,
Des faces et des yeux simiesques d’enfants,

Et le repas du soir sous l’ombre des charmille
Réunit le troupeau stupide des familles.

Une rébellion d’archanges triompha
Pourtant, lorsque frémit le paktis de Psappha.

Vois ! l’ambiguïté des ténèbres évoque
Le sourire pervers d’un Saint Jean équivoque.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Renée VIVIEN

Portait de Renée VIVIEN

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Renée Vivien était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886,... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto