Poème 'Parle-moi, de ta voix pareille à l’eau courante' de Renée VIVIEN dans 'Études et préludes'

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Parle-moi, de ta voix pareille à l’eau courante

Renée VIVIEN
Recueil : "Études et préludes"

Parle-moi, de ta voix pareille à l’eau courante,
Lorsque s’est ralenti le souffle des aveux.
Dis-moi des mots railleurs et cruels si tu veux,
Mais berce-moi de la mélopée enivrante.

De ce timbre voilé qui m’attriste et m’enchante,
Lorsque mon front s’égare en tes vagues cheveux,
Exprime tes espoirs, tes regrets et tes vœux,
O mon harmonieuse et musicale amante !

Et moi, j’écouterai ta voix et son doux chant.
Je ne comprendrai plus, j’écouterai, cherchant,
Sinon l’entier oubli, du moins la somnolence.

Car si tu t’arrêtais, ne fût-ce qu’un moment,
J’entendrais… j’entendrais au profond du silence
Quelque chose d’affreux qui pleure horriblement.

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Commentaires

  1. Oiseau qui parle
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    L’oiseau peut discuter des affaires courantes,
    Aussi de Charlemagne et de son fier neveu ;
    Tu peux pourtant t’instruire avec lui, si tu veux,
    Puis il raconte aussi des histoires marrantes.

    C’est l’emplumé qui parle et qui jamais ne chante,
    Sa voix n’est pas terrible, il nous en fait l’aveu ;
    Le ton semble un peu plat, le débit trop nerveux,
    Mais qu’importe cela, ses propos nous enchantent.

    Avec son doux regard, il est très attachant,
    Lui qui au long du jour, oublie d’être méchant ;
    Même quand le vieux chat pour le prendre s’élance.

    Il aimait une oiselle, il n’en fut point l’amant ;
    Or, durant tous ces jours, il souffrit en silence,
    Et quand à ses adieux, il les fit galamment.

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