Poème 'Je fus un page épris' de Renée VIVIEN dans 'À l'heure des mains jointes'

Je fus un page épris

Renée VIVIEN
Recueil : "À l'heure des mains jointes"

C’est l’heure où le désir implore et persuade…
Le monde est amoureux comme une sérénade,
Et l’air nocturne a des langueurs de sérénade.

Les ouvriers du soir, tes magiques amis,
Ont tissé d’or léger ta robe de samis
Et semé d’iris bleus la trame du samis.

Il me semble que nous venons l’une vers l’autre
Du fond d’un autrefois inconnu qui fut nôtre,
D’un pompeux et tragique autrefois qui fut nôtre.

Sur mes lèvres persiste un souvenir charmant.
Qui peut savoir ? Je fus peut-être ton amant…
O ma splendeur ! Je fus naguère ton amant…

Une ombre de chagrin un peu cruel s’obstine,
Amenuisant encor ta bouche florentine…
Ah ! ton sourire aigu de Dame florentine !

Mon souvenir est plus tenace qu’un espoir…
L’âme d’un page épris revit en moi ce soir,
D’un page qui chantait sous ton balcon, le soir…

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Renée VIVIEN

Portait de Renée VIVIEN

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Renée Vivien était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886,... [Lire la suite]

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