Poème 'En zinc' de ATOS

En zinc

ATOS

Moi, je l’aimais bien ce con… Va me manquer. On s’y habituait pas. C’est ça qui nous faisait marrer !
C’est ce matin qu’on les a retrouvés!…
Le ventre à l’air, et bleus comme comme la figure de la Simone les jours ouvrés !

Depuis qu’il avait sauté dans le monde, les deux pieds en avant, (ceux que le non sens avait placé juste en dessous de ces deux yeux écarquillées ), il avait ce tique étrange, cette démangeaison de l’âme qui paraissait à vrai dire ne pas le déranger.

Oh ! Il était tranquille dans ses rêves. Aussi tranquille que le pêcheur qui oublie – décidément ! – d’accrocher le ver à sa ligne – ver vite avalé il est vrai tant est sucré le fruit de l’été – et qui laisse le goujon et la sardine se taquiner…

On aurait pu l’appeler Baptiste… Mais on s’en méfiait.. Il ne bénitier pas cette renommée.
Alors on lui donnait du gens foutre, du fainéant, du traîne godasse, du profiteur, de l’agaceur de misère, du fou , du délirant, on en oubliait de lui donner un peu de respect, et de lui foutre un peu la paix.
Il aurait pu ainsi dériver de sonnet en musique,de fresque en chaussées, mais voilà sans cesse il lui fallait refaire ce geste insensé…

Et le jour avait beau se relever après une nuit …. Censurée – le bus avait beau passer sans s’arrêter, la soupe pouvait être froide, les mots pouvaient se raturer, la ville s’oublier , les grilles se fermer , l’espace manquer, les murs pousser, les visages se gratter, les guitares se fendre, la poudre se vendre, l’essence s’arracher, et les jupes se rallonger…Rien n’y faisait !
Il continuait !

Il caressait l’espoir…
Sous un pêcher, en jetant sa ligne, il souriait.

Mignon, sans doute lorsqu’on siffle sur sa route, , agaçant vraiment pour tout bon méchant – là c’était important de le souligner !

L’espoir le suivait donc ? Ma mauvaise foi ! C’est pourtant vrai… !
Il étaient donc comme qui dirait… inséparables…
C’est peut être ça , en fait qui les a tués…
attachés comme ils étaient, en tombant dans la rivière, ils ont coulé.
En caressant l’espoir, c’est sûr ! il a glissé !!!!

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