Poème 'Havre' de ATOS

Havre

ATOS

Quel étrange jour nous sera t il donné d’aimer?
Quel visage recouvrera cette heure bienveillante
qui inscrira en nous le vivre et le bien nommé?

J’aime cet automne qui ne finit pas d’espérer.

La terre est un recueil,
En son sein, il convient sans cesse de te penser.
Si tu reviens,
Ne reviens pas me consoler.
Ma peine m’appartient,
Un miel tendre ne protège pas mes plaies.
Je connais ton intense présence.
Elle ,seule, pourra peut être me sauver.

L’automne est une chambre où il me plaît de reposer.

Viennent alors les songes secrets
Dans les fronces d’une écorce s’azure le bel été.
J’aime la langueur de ce jour qui refuse de s’éveiller.
L’automne repose, blotti contre la robe des chimères.
L’odeur lourde de la terre emplit le lit de mes pensées.

Tu reviendras.
C’est dans cet idéal que se lit ma présence.
Cette amarre d’or aux filins de chair
Me relie aux terres d’espérance.

Vaporeuse saison des enfers goûteux et charnels.
Ma thébaïque raison s’évapore sans cesse en ton nom.

L’automne est le havre de nos pas.
Tu reviendras.

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