Poème 'Hippomobile' de ATOS

Hippomobile

ATOS

Je garde toujours bien au fond de ma poche
dans les plis d’un mouchoir troué d’histoires
aussi sottes les unes que les vôtres,
quelques éclats d’un rêve, qu’en d’autres soirs,
sur le passage de quelques fugueuses citadines ,
il me fut permis de recevoir, alors qu’en d’autres mondes
des hommes prêtaient à leur caboche le pouvoir de trotter.

Roches de poche, maigres rêves de mioche,
Les miettes de ces filantes Carabosse
-livrées davantage à la chaussée qu’à toute marée -
donnèrent à mes bottes rossinantes
très tôt le farouche dégoût de galoper.

Pourquoi alors
Me demanderez vous,
- sous réserve que votre pertinence ne se soit pas jetée sous les roues d’un riche cabriolet -
Pour donc
M’interrogerez vous,
- Sans aucune réserve de fioul, de fiel, d’absinthe ou autre huile sainte -
Pourquoi donc conserver au fond de ma poche, au risque de la percer, ces quelques morceaux de rocher ?…
Parce que… voyez vous, …
Si si approchez vous,
On rêve tous de ce qui nous a échappé.
Le sable rêve de neige….
L’homme de la femme
La savonnette de mes mains
Et moi je rêve de ne jamais l’oublier.
Alors je remets mon mouchoir dans ma poche,
comme ça, ce qui reste de ce rêve, ne risquera pas d’être brisé.

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