Poème 'La brière' de ATOS

La brière

ATOS

Je connais une terre
Qui vogue et dérive
Un monde infini,
Le ventre assoupi
D’une vague sauvage.

Un monde miroir.

Ici
Des hommes pirogues

L’eau se referme sur les mots


La piarde se découvre
Et la tourbe s’échauffe.

Par la fouine et d’une perche
En chaland et par la brume
Ils glissent et caressent leur île.
La noire est l’encre de leur rives.

Ici
Des âmes roseaux
L’iris des eaux
décore l’œil de l’homme.

Le silence est une peau.

Le ciel à présent ouvre ses mains.

Foulques, et grèbes ,
chevaliers gambette
Bruyères, et mourons
Nymphéas et ajoncs.

Un feu follet me tente en secret
La rousse roule sur l’étang
Le saule m’attire m’ enveloppe
Les roselières commencent leur chant.

Le Marais,
Enfin,
S’étend.

Je connais cette eau
D’une douceur infinie
Elle goutte et coule
M’ invite et bruit.

Je dois lui revenir.
Je la comprends.

Dans ses eaux :
Pour toujours
Deux gouttes de mon sang.

Dans mes veines, :
A jamais
La Brière,
Et son orient.

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