Poème 'La niche de la louve' de ATOS

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La niche de la louve

ATOS

Moi, qui escorte sagement cette foule hébétée,
Moi, qui ferme le banc de ce faquin pardon,
Moi, qui me nourris des débris de ces orgies,
Je ne suis qu’une chienne soumise à cette meute.
Une bête qui se met en chasse pour nourrir ceux de sa race.
Moi, qui rêvais d’ être Louve,
Solitaire et sauvage,
Maîtresse de la lande,
Je ne suis qu’une hyène lapant
L’humeur des méchants.
Moi, qui voulais courir la plaine
Je hurle, parmi les miens,
Dans les douves de la peur.
Pelage boueux, bave tombante,
Je m’endors, rassurée, parmi les gueux,
Rêvant, parfois, d’être sans collier,
Quittant ce refuge où je me suis abandonnée.

« Et vint le jour, où l’idée de demeurer enfermé dans un bourgeon fut plus douloureux que le risque à prendre pour fleurir… »
Anaïs NIN

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