Poème 'La saillie' de ATOS

La saillie

ATOS

Sur le pigment des sables
J’avance
et l’œil s’agrandit
Le jour se traîne,
de courbes en sombre.
Je pose mes pas
et la terre ressurgit.
Les lignes dégondent
le son de la facture du monde.
Je creuse
et le verbe sort du bruit.
Je frappe, frotte, et glisse
je déchire la glace.
couleur de sang / coulure de
Le rapport se construit.
chair
L’angle dépasse le volume des pierres.
Je touche,
il tombe et remonte en poussière.
visage de pierre/ mirage de chair
Dans le fragment des sables
J’avance
l’œil clignote à l’absence de la nuit.
J’approche,
tout se poursuit.

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