Poème 'La tête étoilée – Tristesse d’une étoile' de Guillaume APOLLINAIRE dans 'Calligrammes'

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La tête étoilée – Tristesse d’une étoile

Guillaume APOLLINAIRE
Recueil : "Calligrammes"

Une belle Minerve est l’enfant de ma tête
Une étoile de sang me couronne à jamais
La raison est au fond et le ciel est au faîte
Du chef où dès longtemps Déesse tu t’armais

C’est pourquoi de mes maux ce n’était pas le pire
Ce trou presque mortel et qui s’est étoilé
Mais le secret malheur qui nourrit mon délire
Est bien plus grand qu’aucune âme ait jamais celé

Et je porte avec moi cette ardente souffrance
Comme le ver luisant tient son corps enflammé
Comme au coeur du soldat il palpite la France
Et comme au coeur du lys le pollen parfumé

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Commentaires

  1. D’azur à trois bouddhas
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    Le bouddha de mémoire a des mots plein la tête ;
    Il les apprécie tous, ne les confond jamais,
    Il parle lentement, chaque phrase, une fête,
    Chaque vers, un plaisir, chaque rime, un sommet.

    Le bouddha visionnaire est maître d’un empire
    Qui s’étend, verdoyant, sous le ciel étoilé,
    Il manie la raison ainsi que le délire ;
    Jamais ne fut certain ce qu’il a dévoilé.

    Le bouddha de l’instant, c’est amour et souffrance,
    C’est un quatrain tremblant, c’est un vers enflammé ;
    C’est, au coeur d’un blason, la fleur de lys de France,
    C’est, au fond d’un godet, le bon vin parfumé.

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