Poème 'Le Charme de la voix' de Théodore de BANVILLE dans 'Améthystes'

Le Charme de la voix

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Améthystes"

Quand s’élancent leurs strophes d’or,
Il faut aux Odes qu’on admire,
Pour leur faire prendre l’essor,
Les instruments et leur délire.
Mais toi, mais toi, tu peux les lire !
Car la Muse t’aime, et tu vois
Qu’elle n’a plus besoin de lyre
Avec les chansons de ta voix.

Ta grave, ta charmante voix,
Pure comme un cristal féerique,
Est parfois si douce ! et parfois
Brûlante comme un vent d’Afrique.
Telle, à son rhythme symétrique
Prêtant les colères des Dieux,
Sappho, la déesse lyrique,
Parlait aux flots mélodieux.


Février 1861.

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Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

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