Poème 'Le Dédain de Psappha' de Renée VIVIEN dans 'La Vénus des aveugles'

Le Dédain de Psappha

Renée VIVIEN
Recueil : "La Vénus des aveugles"

Vous n’êtes rien pour moi.
Pour moi, je n’ai point de ressentiment,
mais j’ai l’âme sereine.
Psappha

Vous qui me jugez, vous n’êtes rien pour moi.
J’ai trop contemplé les ombres infinies.
Je n’ai point de l’orgueil de vos fleurs, ni l’effroi
De vos calomnies.

Vous ne saurez point ternir la piété
De ma passion pour la beauté des femmes,
Changeantes ainsi que les couchants d’été,
Les flots et les flammes.

Rien ne souillera les fonts éblouissants
Que frôlent mes chants brisés et mon haleine.
Comme une Statue au milieu des passants,
J’ai l’âme sereine.

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Commentaires

  1. Bonjour, il me semble que ce sont "les fronts éblouissants" et non les fonts ;) Merci à vous

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Renée VIVIEN

Portait de Renée VIVIEN

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Renée Vivien était la fille d’une mère américaine et d’un père britannique fortuné qui mourut en 1886,... [Lire la suite]

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